Entretien avec Irène Grosjean: la vie en abondance

Irène Grosjean est une naturopathe formée à l’Ecole Dargère UNIVERS (anciennement Ecole Marchesseau). Dans cet entretien réalisé par l’équipe du magazine Le Chou brave, elle explique les principes de base de la naturopathie vitaliste et elle raconte comment la rencontre avec cette « médecine naturelle » a changé profondément sa vie.

Depuis des dizaines d’années, cette dame infatigable et souriante promeut un style de vie qui respecte les lois fondamentales du vivant: bonne respiration, bon sommeil, bonne élimination des déchets et une alimentation vivante et frugale, à base de produits non transformés que la nature nous offre: fruits, légumes, verdures, graines germées, graisses de qualité…

Bonne visionnage! :-)

Irène Grosjean ou la vie en abondance

Sortir de l’inhibition pour vivre libre et guérir…

Jean-Jacques Crèvecoeur est un scientifique pluridisciplinaire qui, entre autres, tient une rubrique très intéressante sur la revue Néosanté. Il invite ses lecteurs et lectrices à diffuser gratuitement certaines de ses publications.

Dans cet article il nous explique comment on peut sortir de l’inhibition de nos comportements afin de retrouver la pleine liberté et de reprendre en mains la responsabilité de notre vie.

Baby pecore

 Sortir de l’inhibition pour vivre libre et guérir…

(Article tiré du numéro 19 de Néosanté)

« Dans le numéro précédent, je concluais ma chronique en écrivant: « Notre éducation nous apprend à nous soumettre sans rien dire, à ne choisir systématiquement que l’inhibition de l’action comme réaction, alors qu’il faudrait réagir plus activement pour prendre soin de nos besoins! » Vu comme cela, ça peut paraître choquant et exagéré d’affirmer une telle chose. En théorie, l’éducation n’a-t-elle pas pour objectif de faire grandir, d’affranchir, de favoriser l’autonomie? En théorie, oui. Mais dans la pratique, le système est organisé pour nous apprendre à nous soumettre. Dans la famille, à la garderie, à l’école, à l’église, dans la société civile, à l’armée, dans l’entreprise, à l’hôpital, nous avons appris à être le bébé sage, l’enfant obéissant, l’élève modèle, le croyant fidèle, le bon citoyen, le soldat discipliné, le collaborateur exemplaire, le patient soumis…

De la naissance à la mort, on nous pousse à traverser l’existence sans faire de vague ni de bruit. Rester dans la matrice, ne pas se rebeller, ne rien déranger, tel est le destin tout tracé qui semble se dessiner devant nous. Ce qui est paradoxal, c’est que nous finissons par trouver ça normal, parce que ça constitue la norme pour la majorité d’entre nous, à divers degrés. Et tout est organisé pour nous ramener dans le droit chemin si, d’aventure, nous envisagions de sortir des sentiers battus. Comme le disait Alice Miller, l’être humain n’est ni éduqué ni élevé (au sens propre du terme), il est dressé, purement et simplement, comme un animal. Les conséquences, nous l’avons vu dans les deux articles précédents, peuvent être dramatiques. Car cette pédagogie noire, ce dressage, ce conditionnement nous précipitent dans une situation d’incompétence à prendre soin de nos besoins, en inhibant les réactions naturelles que nous devrions avoir pour rester en vie. Chaque fois qu’un blocage survient, nous nous éloignons de la vie… Car le mouvement, c’est la vie. Et la vie ne peut se maintenir qu’à travers un mouvement permanent, un équilibre dynamique…

Sortir des inhibitions: une nécessité vitale!

Concrètement, comment cela peut-il se traduire dans notre vie quotidienne? Une nouvelle fois, réfléchissons à partir des histoires que je vous ai racontées depuis le numéro 9 de Néosanté. Au lieu de s’enfoncer tout seul dans son sentiment de dévalorisation, Charles aurait pu pleurer, crier, exprimer sa détresse à son entourage… Au lieu d’essayer de s’en sortir seule dans l’éducation de sa fille, Sylvie aurait pu demander de l’aide plus tôt pour ne pas sombrer dans le sentiment d’être une mauvaise mère… Quant à Annie, elle aurait pu exprimer sa colère à son beau-frère, insister pour allaiter sa nièce orpheline ou tout simplement, monter dans la chambre du bébé sans tenir compte de l’interdiction… Marie-Bernadette, cette jeune religieuse, n’était pas obligée de tuer le curé qui abusait d’elle. Mais elle aurait pu au moins le repousser ou le frapper. Elle aurait pu aussi aller trouver sa mère supérieure ou l’Évêque dont elle dépendait. Sylviane aurait pu faire un scandale en public, chaque fois qu’un homme lui tripotait la poitrine. Elle aurait pu le giffler, le repousser, l’engueuler, appeler ses parents… Enfin, Helena aurait pu se battre pour dire au revoir aux enfants dont elle s’était occupée comme une mère pendant des années. Et si ça n’avait pas été possible, elle aurait pu pleurer ouvertement le jour de la fête des mères, en parler à sa sœur ou à sa mère qui étaient présentes. Et Christian aurait pu se rendre immédiatement dans le bureau de son chef de service pour exiger des explications sur la raison de son déménagement. Il aurait pu taper du point sur la table, il aurait pu alerter le syndicat, ou tout simplement exprimer sa colère.

Si Charles, Sylvie, Annie, Marie-Bernadette, Sylviane, Helena et Christian n’avaient pas inhibé la réaction naturelle qu’ils auraient dû adopter pour revenir à l’équilibre, je suis certain que, jamais, la maladie ne les aurait touchés, parfois de façon fatale. Alors, quels enseignements pouvons-nous tirer de ces histoires? Quels grands principes d’hygiène de vie pouvons-nous identifier pour nous garantir un meilleur équilibre et une meilleure santé?

Réapprendre à vivre libre

Premier enseignement: cultiver l’infidélité en tout domaine. Car ce n’est pas tant ce que nous avons subi de la part de nos éducateurs, de nos enseignants, de nos maîtres spirituels, de nos leaders qui est toxique. C’est notre fidélité inconditionnelle à ce dressage que nous avons reçu qui l’est! Dans un de ses livres, Boris Cyrulnik montre avec une pertinence dérangeante que les enfants s’attachent à leurs bourreaux avec d’autant plus d’intensité qu’ils ont été maltraités par eux. Pourquoi? Fondamentalement, parce que nous tenons d’autant plus à notre identité (même s’il s’agit d’une identité de victime ou d’abusé) qu’elle a été gravée profondément en nous. Autrement dit, plus nous avons été marqué, plus nous nous identifions à ce marquage, plus nous sommes attaché à ceux qui nous ont « offert » notre identité! À l’âge adulte, cette fidélité malsaine peut prendre de multiples formes: soumission à toute forme d’autorité, psychorigidité, incapacité à prendre soin de soi, loyauté absolue à l’égard de la famille, de l’église, de la patrie… Un de mes amis médecins me confiait, il y a quelques années, que tous ses patients atteints de maladies graves avaient au moins une caractéristique en commun: aucun d’entre eux n’avait fait leur crise d’adolescence! Aucun d’entre eux n’avait réussi à dire m… à leurs parents! Dans les exemples ci-dessus, il est évident qu’Annie, Marie-Bernadette, Sylviane et Christian n’avaient jamais fait leur crise d’adolescence! Sinon, ils n’auraient pas réagi comme ça…

Deuxième enseignement: se donner la permission de poser des actes. Au cours de ma pratique de formateur d’adultes, je me suis rendu compte qu’une des choses qui nous manque le plus, c’est de reprendre le pouvoir sur notre propre vie. La majorité d’entre nous attendons que quelqu’un d’extérieur nous donne la permission d’agir, de parler, de bouger, de nous lever, de prendre des initiatives. Comme si nous étions encore à la maison ou à l’école, rongé par l’envie d’aller jouer ou d’aller faire pipi, mais attaché par des liens d’autant plus forts qu’ils étaient invisibles… Un des outils thérapeutiques les plus puissants que j’aie jamais enseigné est d’apprendre aux individus à se donner à eux-mêmes la permission de faire ce qu’ils sentent juste de faire, ce qu’ils sentent approprié de faire. Comme je le répète dans mon livre: prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent! Devenons un père pour nous-même! Car c’est le père qui nous donne la mission (per-mission), la mission d’aller dans le monde pour apprendre à survivre par nous-même, en agissant, en fuyant, en luttant ou en nous immobilisant… Dans les sept exemples rappelés ci-dessus, on comprend qu’aucun des protagonistes ne s’est donné la permission de vivre ce qui aurait été bon pour eux: la permission de pleurer, de demander de l’aide, d’allaiter le bébé, de giffler le curé ou le tripoteur, de parler à la Mère supérieure ou aux parents, de rencontrer les enfants malgré l’interdiction de leur père, de demander des explications au chef de service. S’ils avaient fait cela, l’issue de la situation aurait été complètement différente.

Troisième enseignement: apprendre à vivre nos émotions. Je reconnais bien volontiers qu’il n’est pas toujours facile d’être infidèle aux normes morales et sociales qui nous ont été imposées. Il n’est pas toujours possible de se donner la permission d’agir de manière adaptée dans une situation donnée. Dans ce cas, il nous reste au moins une porte de salut, pour rester malgré tout dans la fluidité du mouvement: c’est de vivre pleinement nos émotions. J’aime rappeler que le mot « émotion » vient du latin ex-movere qui signifie « bouger hors de ». En anglais, c’est encore plus évident: motion veut dire le mouvement… Autrement dit, une émotion, c’est fait pour bouger hors de nous, c’est fait pour s’exprimer. Or, tout mouvement, même émotionnel, met en danger l’ordre établi. Que ce soit à la maison, à la garderie, à l’école, à l’église, à l’armée, dans l’entreprise ou à l’hôpital, nulle part, nos émotions ne sont bien accueillies. Très tôt, nous avons donc appris à bloquer l’expression naturelle de nos colères, de nos tristesses, de nos peurs, de nos déceptions, de nos dépressions. Avec pour conséquence que nous nous transformons en cocotte-minute jusqu’à ce que la pression interne devienne trop élevée et se transforme en maladie… C’est bien ce qui a manqué à nos sept témoins: d’accepter de se laisser traverser par le désespoir, le sentiment d’impuissance, la tristesse, la honte, la colère, l’envie de tuer, la culpabilité, la déception.

De cette analyse sommaire, il apparaît que sortir des inhibitions peut se faire à trois niveaux: au niveau de nos croyances (lâcher nos fidélités et loyautés inconditionnelles), de nos actions (se donner la permission d’agir) et de nos ressentis (accueillir et vivre nos émotions). C’est en accomplissant ce chemin initiatique que nous pourrons retrouver notre liberté, notre équilibre et notre santé. À vous de jouer, à présent! »

Jean-Jacques Crèvecœur

Montréal

Lorsque l’inhibition de nos comportements nous plonge dans la maladie ou la mort…

Jean-Jacques Crèvecoeur est un scientifique pluridisciplinaire qui, entre autres, tient une rubrique très intéressante sur la revue Néosanté. Il invite ses lecteurs et lectrices à diffuser gratuitement certaines de ses publications.

Dans cet article, il nous montre à quel point l’éducation que l’on a reçue conditionne nos comportements et nous amène à nier ou à reprimer nos vrais besoins. Cela peut être à l’origine de nombreux déséquilibres dont beaucoup de personnes souffrent dans notre société.

Antilope_stock.xchngPhoto de doc. Licence Creative Commons

Lorsque l’inhibition de nos comportements nous plonge dans la maladie ou la mort…

(Article tiré du numéro 18 de Néosanté)

« Dans le dernier numéro, je vous avais promis de reprendre les exemples présentés dans les numéros précédents pour démontrer que notre éducation est bien à la source de beaucoup de nos maux! Plus précisément, j’avais mis en lumière deux éléments essentiels qui nous différencient des animaux sauvages.

Première différence: les stress de survie vécus par les animaux sauvages sont très souvent de courte durée. Et l’issue de ces moments paroxystiques est soit la mort (lorsque la stratégie de survie n’a pas été efficace ou adaptée), soit le retour à la normale. J’avais mentionné rapidement que cette sortie de stress s’accompagnait d’un phénomène physiologique très particulier: l’animal est secoué, pendant quelques secondes, par des spasmes qui traversent tout son corps. Comme si l’organisme avait besoin d’évacuer complètement tout le stress accumulé pendant les phases de fuite et/ou de lutte et/ou d’inhibition de l’action… Une façon, pour le corps, de sortir de manière extrêmement rapide les toxines liées à la production d’adrénaline et de cortisol. Nous les humains sommes également capables de mettre en œuvre des stratégies de fuite, de lutte et d’inhibition de l’action. Mais étant donné que nos rapports « civilisés » nous placent dans des postures où la survie physique est rarement mise en jeu, les situations stressantes que nous vivons peuvent s’étaler sur des heures, des jours ou des semaines, voire des mois ou des années.

Un animal qui lutte pour défendre son territoire devra le faire pendant quelques minutes ou quelques heures maximum. Un humain, par contre, peut être impliqué dans un conflit avec son voisin, dans une bataille avec un concurrent ou dans une guerre avec une nation étrangère pendant des mois ou des années… Un animal poursuivi par un prédateur devra fuir ou lutter pendant quelques secondes ou quelques minutes, jamais plus. Un humain, par contre, peut être traqué par un tueur, par la police ou par les services secrets pendant des années… Si la partie animale de notre physiologie est tout à fait capable d’encaisser des surstress intenses, elle n’est pas programmée pour les endurer pendant une longue période de temps. Avec pour conséquence un épuisement biologique ou psychologique qui peut mener l’individu au burn-out, à la maladie ou à la mort. L’autre différence, c’est que nous avons été tellement dressés à nous contrôler que, même lorsque nous sortons – enfin – du conflit, nous ne sommes pas capables d’évacuer les toxines et les stress accumulés: nous ne pleurons pas, nous ne bougeons pas physiquement, nous n’exprimons rien émotionnellement…

Seconde différence: Les animaux sauvages mettent en œuvre toute la palette des stratégies de survie, sans censure ni hésitation. Si la fuite est la stratégie la plus adaptée, c’est elle qui sera choisie. Idem pour la lutte et l’inhibition de l’action. Comme je le mentionnais le mois dernier, nous les humains avons appris à privilégier surtout l’inhibition de l’action, en réponse à cette pédagogie noire que nous avons subie pendant notre « dressage » éducatif. Nos parents et nos éducateurs nous ont conditionnés à nous soumettre à l’autorité, même lorsque nos besoins fondamentaux étaient frustrés, bafoués, non reconnus, ignorés. Là où les adultes auraient dû nous encourager à prendre la responsabilité de nos besoins, nous n’avons subi que des menaces (« Tu veux ma main sur la tronche?! Tais-toi! Ferme-la! »), des chantages affectifs (« Si tu continues à pleurer, je ne t’aimerai plus! Regarde dans quel état tu as mis ta pauvre mère! Fais ça pour me faire plaisir! »), des sarcasmes (« T’es vraiment pas beau quand tu te fâches! Oh, la mauviette qui pleure pour un rien! ») et des dénis (« Mais non, tu n’as pas mal! Il n’y a pas de quoi en faire un plat! L’incident est clos! »). Avec pour conséquence, un blocage de notre énergie vitale, un état de figement peu propice au maintien de notre équilibre homéostatique.

Perdre le mouvement fluide

Ce n’est pas la première fois que j’insiste sur ce point dans cette rubrique: le type d’équilibre dont notre organisme a besoin est de nature dynamique, et non statique. Autrement dit, l’équilibre garant de notre santé doit être fondé sur le mouvement, la fluidité, les échanges entrants et sortants, la souplesse. Et le docteur Hamer l’a très bien précisé dans sa première loi biologique: une maladie se déclenche lorsque nous vivons un choc brutal, d’une intensité dramatique, qui nous prend à contre-pied. Mais ces conditions ne sont pas suffisantes. Il faut qu’en plus, selon ses termes, ce choc soit vécu dans l’isolement…

Cette notion de « vécu dans l’isolement », j’ai eu beaucoup de mal, au début, à bien la saisir. Cela veut-il dire que nous étions seul lorsque le choc a été vécu? Non, bien sûr. Cela veut-il dire que nous étions seul dans les heures et les jours qui suivaient le choc, alors que nous étions en train de vivre le sur-stress? Non plus. J’ai connu beaucoup de personnes très bien entourées après un choc, réconfortées, soutenues, aidées, qui pourtant déclenchaient la maladie, malgré tout. Que veut dire Hamer, alors? « Vécu dans l’isolement » signifie, pour lui, que nous n’avons pas la possibilité ou la capacité d’évacuer l’impact émotionnel provoqué par l’événement déclencheur. C’est comme si l’émotion restait bloquée à l’intérieur de nous, isolée du reste du monde. Et nous pouvons parler abondamment de l’événement choquant, décrire tous les détails factuels liés à la circonstance traumatique, sans pour autant laisser sortir quoi que ce soit sur le plan émotionnel! Parler ne suffit donc pas à se libérer. Si la parole ne concerne que l’aspect rationnel, intellectuel, la charge énergétique bloquée continuera de miner notre fragile équilibre…

C’est ce qui distingue d’ailleurs la notion de trauma et de traumatisme. Si le premier terme désigne simplement l’événement déclencheur, le choc brutal, le second désigne l’impact énergétique, psychologique et émotionnel que cet événement a eu sur l’individu qui l’a subi! Tous les traumas ne se transforment donc pas en traumatismes! Pour que cette transformation ait lieu, il faut que nous tombions dans l’incapacité à « rester en mouvement » suite au trauma. Et quand je parle de mouvement, j’évoque tous les types de mouvement possible: mouvement physiologique (les fameux spasmes observables chez les animaux, mais aussi, chez les humains), mouvement physique (donner un coup de poing, un coup de pied, courir, etc.), mouvement émotionnel (pleurer, se mettre en colère, crier, etc.), mouvement relationnel (engueuler, prendre ses distances, rétorquer, répliquer, faire respecter nos besoins, etc.), mouvement intellectuel (se remettre en question, accorder moins d’importance, recadrer la situation, etc.) ou mouvement spirituel (lâcher prise, s’abandonner, remercier, transmuter, etc.).

Blocages, quand vous nous tenez!

Rester dans le mouvement. C’est ce que les personnes dont j’ai parlé dans les derniers numéros ont été incapables de faire… Souvenez-vous de Charles et son cancer des os, emprisonné dans son corset, incapable de sortir de son sentiment de dévalorisation (Néosanté n° 9)… Rappelez-vous de l’histoire de Sylvie, cette jeune veuve se sentant complètement dépassée dans l’éducation de sa fille Morgane. Elle était bloquée dans son sentiment d’être une mauvaise mère à un point tel qu’elle en a fait un cancer du sein gauche (Néosanté n° 11). Quant à Annie, cette malheureuse femme qui s’est retrouvée figée dans le hall de la maternité, lorsque la belle-mère et le mari de sa sœur morte en couches lui ont interdit violemment d’allaiter le nouveau-né… Elle aussi a démarré un cancer du sein (Néosanté n° 12). À chaque fois, la même structure d’histoire se répète: la personne se retrouve bouche bée, paralysée, figée, bloquée… Souvent, elle a l’impression qu’elle ne peut se confier à personne, comme Marie-Bernadette, cette jeune religieuse abusée chaque semaine par le curé (Néosanté n° 13) ou Sylviane, cette jeune fille tripotée par différentes personnes (Néosanté n° 14) et qui ont développé toutes les deux la sclérose en plaques. Toutes les deux avaient le sentiment de ne pouvoir compter sur personne, impuissantes, abandonnées à elles-mêmes. Enfin, vous vous souviendrez qu’Helena a accepté sans protester de ne pas dire au revoir aux enfants dont elle s’était occupée comme une mère pendant des années, au moment de sa rupture conjugale. Elle a développé un cancer du col de l’utérus lors de la fête des mères suivante (Néosanté n° 15), tandis que Christian a accepté sans protester et sans demander d’explications le déménagement forcé de son bureau, avec pour conséquence le développement fulgurant d’un cancer mortel de l’œsophage (Néosanté n° 16).

Ma chronique du mois dernier avait pour titre: « Notre éducation serait-elle la cause de tous nos maux? » Commencez-vous à comprendre où je voulais en venir? Notre éducation nous apprend à nous soumettre sans rien dire, à ne choisir systématiquement que l’inhibition de l’action comme réaction, alors qu’il faudrait crier, hurler, frapper, demander de l’aide, protester, faire valoir ses droits. Si nous faisons cela, nous nous mettons en grand danger! Alors, me direz-vous, que faire pour éviter l’issue fatale si l’on a été dressé dans notre petite enfance? La réponse vous sera offerte le mois prochain, pour clôturer cette réflexion! »

Jean-Jacques Crèvecœur

Montréal

Burn out et épuisement total

Une jeune femme avec une vie apparemment normale, se retrouve d’un jour à l’autre dans un état d’épuisement total et d’hypersomnie, qui l’oblige à dormir presque vingt heures par jours. D’après le corps médical, il s’agit d’une maladie rare et incurable, qui l’accompagnera pour le reste de sa vie; heureusement, les choses se passent autrement…

Voici un témoignage incroyable de la capacité d’auto-guérison du corps quand on respecte ses besoins physiologiques et du grand pouvoir régénérateur de l’alimentation spécifique, crue et vivante. Vidéo réalisée par Thierry Casasnovas, auteur du blog Régénère.

Quatrième jour… au delà de l’incrédulité. Témoignage de Stéphanie – hypersomnie et épuisement total

Boulimie… idées et réflexions

Après une vidéo sur l’anorexie, en voici une autre qui parle de boulimie vomitive, l’autre face de la même médaille.

Une personne souffrante de boulimie ressent le besoin compulsif d’introduire de grosses quantités de nourriture, et ensuite de les rejeter à travers des vomissements, qui se manifestent de façon involontaire ou induite. Au lieu de combler le grand vide intérieur qui souvent se cache derrière cette attitude, la personne ne se sent jamais satisfaite et cela ne fait que amplifier le sentiment de manque et de désespoir. Son corps, constamment agressé, finit pour s’affaiblir, parce que il ne reçoit plus les nutriments dont il a besoin.

Dans cette interview à une jeune fille qui a des troubles du comportement alimentaire, Thierry Casasnovas, auteur du blog Régénère, fait des réflexions intéressantes sur ce phénomène en forte augmentation dans notre société, surtout chez les jeunes, et il propose à Marie un chemin pour commencer à s’en sortir…

Dix jours pour changer une vie!